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Passion Vélo / Montagne

Objectif RPE : 1ère sortie de nuit

22 Janvier 2014 , Rédigé par Laurent Bruynooghe Publié dans #Vélo : Objectif RPE 2014

Les préparatifs

Comme je me suis réveillé assez tôt le matin en ce moment, j'ai décidé que, si c'était à nouveau le cas, j'en profiterai pour tenter une première sortie de nuit.

Cela me permettra de retrouver les sensations de ce type de sortie et aussi de tester mon matériel d'éclairage et de signalisation auprès des autres usagers de la route en espérant ne pas faire de mauvaise rencontre...

En ce Mardi 21 Janvier au soir, je prépare donc mes affaires en prévision de ce réveil de très bonne heure.

La température extérieure est prévue assez fraîche (environ 1°C), je prévois de bien me couvrir : Cuissard long, 2 paires de chaussettes et pas moins de 6 couches sur le haut du corps. S'habiller par couches successives au lieu d'un gros vêtement très épais est une technique éprouvée de longue date en haute-montagne. L'air qui est présent entre ces couches permet d'empêcher le froid de pénétrer.

Je prépare aussi mon vélo et procède aux essais des éclairages car il ne faut surtout pas que ça tombe en panne lors de la sortie.

3 lampes à l'arrière du vélo sont fixés sur la tige de selle : un éclairage fixe et 2 clignotants.

A l'avant, je place sur le cintre la lampe que je n'ai pas encore utilisée en condition : Une lampe Sigma Power Led qui est relié à sa batterie fixée par un velcro sous le cadre derrière la potence.

Les 3 lampes à l'arrière...

Les 3 lampes à l'arrière...

Sigma Power Led à l'avant...
Sigma Power Led à l'avant...

Sigma Power Led à l'avant...

Les essais sont concluants.

Je décide de préparer aussi une lampe frontale. Cette lampe est très pratique car je peux m'en servir comme éclairage frontal ou signalisation arrière. En effet, elle peut éclairer "blanc" ou "rouge".

Je m'en servirai donc en signalisation arrière en la plaçant sur ma nuque sous mon casque.

Je porterai aussi mon gilet jaune.

Ainsi tout est prêt si je me réveille tôt...

Réveil tôt = Sortie matinale...

Comme pressenti, le réveil est très matinal aux alentours de 4h45. Je décide donc de me lever et prendre un petit déjeuner léger.

Après avoir un peu attendu, je me prépare et prends le départ vers 6h25...

Le vélo est prêt pour le départ...

Le vélo est prêt pour le départ...

J'ai décidé de faire environ 1h15 de vélo. Le but n'est pas de faire une longue sortie mais prendre les premières sensations d'une sortie nocturne en solo...

Cela me permet aussi de compenser le fait que la veille au soir, je n'ai pas pu faire ma séance d'home trainer...

Je vais donc faire un parcours sur des routes que je connais quasiment par cœur afin de ne pas avoir trop de mauvaise surprise pour cette toute première sortie...

Départ de la maison toutes lumières allumées et arnaché de mon beau gilet jaune pour récupérer la route qui contourne une partie de Mennecy puis je prends la direction de Chevannes en traversant le secteur de La Verville. Jusqu'ici, les éclairages publics me permettent de prendre doucement la mesure de la pénombre.

Par manque d'habitude, le corps a du mal à se mettre en route et les premiers km ne sont pas les plus agréables. Mais j'entre doucement de mon effort et ne tarde pas à prendre un rythme acceptable.

J'ai décidé sur toute ma sortie de ne pas regarder mon compteur et de ne faire qu'en fonction de mes sensations.

Je quitte Mennecy en direction de Chevannes et me retrouve (enfin !) dans une très forte pénombre. Les seuls lumières m'empêchant d'être dans le noir total sont celles des bâtiments des maraichers le long de la route...

Je traverse Chevannes où l'éclairage public fait son effet... Le village est endormi comme tous les villages que je vais traverser durant cette sortie. Cela donne l'impression qu'il m'appartient...

Chevannes est maintenant traversé et je me dirige vers Auvernaux et là, commence la nuit totale... Cette route, traverse une partie forestière et il n'y a plus rien qui m'éclaire si ce ne sont mes lumières... Je me retrouve seul dans ce noir complet...

Mélange d'inquiétude et d'euphorie... Suis-je seul au monde ? Les quelques voitures qui me doublent ou que je croise me rappellent que je ne suis pas seul et qu'il faut rester concentré...

Ne pas faire d'écart mais faire attention aux aspérités de la route...

Auvernaux et ses lampadaires puis à nouveau dans le noir vers Nainville Les Roches et la traversée de la forêt en direction de Soisy sur Ecole sur cette petite route avec la nuit pour seule compagne...

La nuit pour seule compagne ? Jusqu'au moment de cette rencontre improbable entre 2 cyclistes en peine nuit en pleine forêt... J’aperçois devant moi dans le sens inverse une petite lumière... puis un gilet orange... et je lance un "Salut !!!" dont je reçois immédiatement l’écho : "Salut !!!".

Un mot... juste un mot dans la nuit noire et la nuit devient plus claire... Un petit moment de chaleur dans la froideur de la nuit...

J'atteins Soisy sur Ecole et décide de prendre la route du retour en traversant la ville comme nous le faisons si souvent sur nos entrainements.

Comme les villages précédents, tout est calme et serein...

J'entame mon retour par cette route qui traverse les bois et il me semble avoir de bonnes sensations. Les jambes tournent bien mais suis-je sur un faux rythme ou comme en plein jour ? Je ne veux pas le savoir... Je me suis promis de ne pas regarder...

Nainville Les Roches puis à nouveau les bois en me dirigeant vers Bauvais. Je passe devant La Chaumière du Télégraphe, ce pub très animé l’Été en plein bois de Champcueil.

Je me teste sur une petite descente : Je pense que ce sera le plus compliqué à gérer lors du RPE et du passage de nuit... Je fais cette descente que je connais très bien sur les freins... C'est le seul point négatif de cette sortie...

Passée cette descente, je reprends le chemin de la nuit avant de retrouver Chevannes, Mennecy puis Ormoy...

1h13 de sortie et 34km parcourus soient environ 27.7 km/h de moyenne.

J'avais donc raison de penser que mes sensations étaient bonnes...

Au départ pour cette première sortie nocturne en solo...

Au départ pour cette première sortie nocturne en solo...

Bilan de la première sortie nocturne en solo

Mes sensations sont excellentes et je retrouve ce plaisir que j'avais éprouvé lors du Téléthon 2005 et de Bordeaux-Paris 2006 même si je n'étais pas en solo...

Il est certain que les sorties nocturnes sont plus usantes mentalement car il faut une attention de chaque instant. A aucun moment il faut manquer de lucidité car il faut apprécier chaque trajectoire, chaque défaut sur la route et le temps de réaction doit être très court...

Le croisement avec un autre véhicule est un moment difficile pour les yeux... L’éblouissement est bien plus important que lorsqu'on est soi-même en voiture car la vitesse de croisement est bien plus longue. Lors du passage de l'éblouissement au noir total, les yeux doivent se réhabituer rapidement et ce n'est pas chose simple... Je pense que c'est quelque chose qui viendra avec l'habitude des sorties...

Au delà de ces points, la sensation est incomparable avec d'autres sorties et le bonheur est total...

Je craignais de ne pas être suffisamment visible mais les voitures qui me doublaient se déportaient très largement. En conclusion, je devais être bien visible...

Pour parfaire ma visibilité vis-à-vis des autres, je vais ajouter quelques lumières à l'arrière et des bandes réfléchissantes sur mes chaussures...

En bref, vivement les prochaines sorties nocturnes...

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Le tour du Mont Blanc 2013 : Retour sur un échec cuisant...

9 Janvier 2014 , Rédigé par Laurent Bruynooghe Publié dans #Vélo : Retour sur...

Le Tour du Mont Blanc en quelques chiffres

Le tour du Mont blanc Cyclosportif en quelques chiffres ce sont 330km et 8000m de dénivelé traversant 3 pays : La France, la Suisse et l'Italie. Ce sont 8 cols majeurs : La montée de Vaudagne, col des Montets, Col de la Forclaz, Col de Champex, Le Grand Saint Bernard, le Petit Saint Bernard, le Cormet de Rseland et enfin le col de Saisies.

Le début de saison

Tout avait bien commencé en ce début d'année 2013 avec une bonne préparation physique au cours de l'hiver et un début de saison avec pour objectif majeur le tour du Mont Blanc Cyclosportif 2013 le Dimanche 21 Juillet.

Les premières cyclosportives s'enchainent sans résultat remarquable mais le but est d'engranger les km et le dénivelé sur des épreuves comme La Bisou, Liège-Bastogne-Liège, le Challenge Vercors entre autres.

De Juin au départ

Le mois de Juin me permet de tester les ascensions plus rudes avec Les 3 Ballons (219km et 4300m de dénivelé) , L'Ardéchoise (220km et 4200m de dénivelé) ou encore le Défi des Fondus de l'Ubbaye où j'accède au grade de Maitre de la confrérie pour avoir gravi 5 cols (220km et 5500m de dénivelé) sur les 7 au programme :Le Col de Vars, la station Saint Anne, la cime de la Bonette (la route la plus haute d'Europe), le col de la Cayolle et le col d'Allos. Il me manquera le col Saint Jean et le col de Pontis pour devenir Grand Maitre.

Le début du mois de Juillet me permet de garder cette forme ascendante en participant à l'Etape du Tour entre Annecy et le Semnoz (127km et 3500m de dénivelé).

Je suis donc fin prêt physiquement pour me lancer dans cette aventure...

L'aventure entre copains

Le Samedi 20 Juillet, le rendez-vous est fixé avec mes 2 compères d'aventure Laurent Lespagnol et Laurent Grisel nous permettant de faire la route ensemble et partager l'hébergement.

Mais au delà de ce partage des frais, c'est une belle aventure humaine et histoire d'amitié avec les 2 Laulau...

Nous nous sommes rencontrés par connaissances communes, facebook et sur les cyclosportives auxquelles nous participions pour finir dans le même club durant 2 saisons : Le CS Brétigny Cyclisme.

Ce n'est pas la première fois que nous faisons logistique commune cette année donc nous nous connaissons bien et nous apprécions beaucoup les uns les autres.

Régulièrement, nous nous envoyons un sms, un coup de fil ou un petit mot par mail : il est inutile d'être en contact en permanence pour s'apprécier et penser les uns aux autres... J'adore ces 2 Laulaus et ai un profond respect pour ce qu'ils font sur le vélo et leur personnalité...

Le rendez-vous est fixé chez Laurent G en ce Samedi matin.

La voiture de Laurent L est lourdement chargée avec nos 3 vélos et nos sacs de vêtements malgré notre habitude à voyager léger.

La route se passe bien dans une ambiance toujours aussi sympathique et drôle. Nous échangeons nos histoires de cyclosportifs avec pour moi, une soif d'apprendre de ces 2 gars-là qui ont une expérience bien plus importante que moi : Je fais figure de débutant et apprend beaucoup d'eux.

Laurent G a déjà participé au TMB et, en tant que finisher de l'épreuve 2012, il nous livre quelques informations importantes concernant le parcours et la façon de gérer son effort.

Même si nos niveaux sont très différents, je reste très intéressé par ses explications.

Après avoir fait un détour par Megève pour aller rencontrer un cousin de Laurent L, nous arrivons à la stations des Saisies où nous avons notre hébergement et le départ sera donné ce Dimanche matin.

Les dernières heures avant le départ...

Dès notre arrivée, nous nous dirigeons vers le Q.G de l'organisation où tout se passera durant le weekend.

Nous récupérons nos dossards et comme sur chaque cyclosportive, nous croisons des têtes connues de nous 3 : Michel et Christine, Yves, Ferdinando et d'autres...

Croiser des têtes connues permet de se rassurer et se dire que l'on n'est pas seul en cette terre inconnue...

Que peuvent bien se raconter des cyclosportifs qui se croisent la veille du départ d'une cyclosportive ??? Et bien oui... des histoires de cyclosportifs...

La rencontre est agréable, les échanges conviviaux et chacun écoute les aventures ou anecdotes que racontent les autres... On y décèle admiration, partage et un profond respect entre tous ces cyclistes qui sont là pour la même aventure mais avec des attentes différentes : Les uns viennent pour faire un chrono, les autres pour finir ou encore aller le plus loin possible en espérant être dans les délais...

Après ces échanges et nos dossards récupérés, nous partons prendre les clefs de l'appartement, préparer nos affaires et paufiner les derniers réglages de nos vélos...

Oui passer le lendemain entre 15h et 19h sur son vélo, il vaut mieux que tout soit parfaitement bien réglé, huilé..

Un briefing obligatoire pour les coureurs est organisé par Sport Communication, l'organisateur de l'épreuve. Ce briefing nous donne les dernières informations sur le parcours, la météo et toutes les informations logistiques nous permettant de prendre le départ sereinement. Il nous est donc indiqué que nous pouvons laisser 2 sacs à l'organisateur en indiquant le point de ravitaillement sur lequel chacun doit se trouver.

Des vêtements secs, du ravitaillement en plus de celui proposé, les lampes en cas d'arrivée tardive constituent les 2 sacs que je dépose à l'organisation. L'un sera déposé au sommet du col de Grand Saint Bernard (Frontière Suisse - Italie) et le second au sommet du Petit Saint Bernard (Frontière Italie - France).

Le chargement de la voiture de Laurent L.
Le chargement de la voiture de Laurent L.
Le chargement de la voiture de Laurent L.

Le chargement de la voiture de Laurent L.

Le voyage, la pause à Megève et l'arrivée aux Saisies
Le voyage, la pause à Megève et l'arrivée aux Saisies
Le voyage, la pause à Megève et l'arrivée aux Saisies
Le voyage, la pause à Megève et l'arrivée aux Saisies
Le voyage, la pause à Megève et l'arrivée aux Saisies
Le voyage, la pause à Megève et l'arrivée aux Saisies
Le voyage, la pause à Megève et l'arrivée aux Saisies
Le voyage, la pause à Megève et l'arrivée aux Saisies
Le voyage, la pause à Megève et l'arrivée aux Saisies
Le voyage, la pause à Megève et l'arrivée aux Saisies
Le voyage, la pause à Megève et l'arrivée aux Saisies

Le voyage, la pause à Megève et l'arrivée aux Saisies

Les dossards, le briefing, la préparation de la machine et le camp de base
Les dossards, le briefing, la préparation de la machine et le camp de base
Les dossards, le briefing, la préparation de la machine et le camp de base
Les dossards, le briefing, la préparation de la machine et le camp de base
Les dossards, le briefing, la préparation de la machine et le camp de base
Les dossards, le briefing, la préparation de la machine et le camp de base
Les dossards, le briefing, la préparation de la machine et le camp de base
Les dossards, le briefing, la préparation de la machine et le camp de base
Les dossards, le briefing, la préparation de la machine et le camp de base

Les dossards, le briefing, la préparation de la machine et le camp de base

Après ce briefing d'avant course, une pasta partie est organisée. Nous nous restaurons donc avant de partir retrouver notre appartement camp de base. Nous y finissons la soirée à achever la préparation de nos affaires (cuissard, maillot et ravitaillements à prendre dès le départ)...

Extinction des feu assez tard dans la soirée... La veille d'une telle épreuve, il est difficile de s'endormir car plein de choses se passent dans la tête : Et si... Et si... Et si... bla bla bla...

Le fait d'être plusieurs évite de se mettre à gamberger de trop mais lorsqu'on se retrouve dans son lit, on ne peut pas y échapper.

Le jour J est arrivé

La nuit est courte mais le réveil est correct. En effet, pour m'habituer à ses réveils très matinaux, Eric Géhin, mon coach m'a demandé plusieurs fois sur le mois de Juin de me lever très tôt et partir faire 1h30 à 2h de vélo vers 5h du matin. J'en ressens l'effet positif à ce moment...

Nous nous levons vers 4h du matin pour prendre un petit déjeuner et nous préparer.

Comme à chaque fois, les échanges et paroles sont brefs durant le petit déjeuner et nous nous posons toujours les mêmes questions : Suis-je bien couvert pour le départ ? Qu'est-ce que je prends avec moi comme ravitaillement ? Est-ce que je prends un sac à dos ou est-ce que je mets tout dans mes poches ?

Tant de questions posées alors que tout semblait si limpide hier soir !!!

Je fais donc le choix de prendre mon petit sac à dos avec le ravitaillement que j'ai préparé la veille : Quelques petits pains au lait avec du jambon blanc, mes barres énergétiques et mes gels. Dans ce sac, je mets aussi mon matériel de dépannage : 2 chambres à air, les démonte-pneus et quelques outils.

J'ai effectué plusieurs sorties lors de ma préparation pour m'habituer à ce sac à dos mais il n'empêche qu'on se pose toujours les mêmes questions...

Nous voilà fin prêts pour nous mettre en route et la nuit est encore bien présente lorsque nous nous retrouvons dehors pour enfourcher nos montures et nous rendre sur la ligne de départ.

Après avoir slalomé entre les nids de poule sur une route en mauvais état, nous atteignons la route principale nous menant au centre de la station des Saisies où se trouve la ligne de départ.

Il y a déjà beaucoup de monde sur la ligne. Il est vrai que nous y arrivons vers 5h15 pour un départ à 5h30.

Les dernières informations importantes nous sont données par l'organisateur ainsi que les dernières instructions en cas de défaillance technique ou physique, les véhicules balais. La météo est bonne et la journée pour le départ. Des orages sont annoncés en fin de journée.

Une musique du groupe Era diffusée nous transporte dans une ambiance de recueillement assez irréelle... Cela nous permet de nous mettre dans notre bulle...

Avec les 2 Laurent, nous nous tapons les mains et nous souhaitons à chacun une bonne route et une bonne journée de vélo...

Rendez-vous est pris sur la ligne d'arrivée...

Avant le départ...
Avant le départ...

Avant le départ...

5h30 : Le départ est donné...

Le départ est donné à 5h30 alors que le jour n'est pas encore levé mais pointe le bout de son nez.

Comme l'organisateur nous l'a demandé, nous faisons prudemment la descente du col des Saisies vers Notre Dame De Bellecombe. Une partie de la route est mauvaise.

Nous traversons Megève puis nous dirigeons vers Saint Gervais. Il ne fait pas encore suffisamment jour pour apercevoir le Mont Blanc qui trône là juste en face de nous. Mais je sais qu'il est là car je connais très bien cette route pour l'avoir déjà faite plusieurs fois en vélo et voiture...

La traversée de Saint Gervais, la descente sur Le Fayet et le passage sous l'autoroute A40 (autoroute de Chamonix) sont vite avalées puisque nous parcourons les 39km de descente et faux-plat en quasiment une heure.

Le jour est maintenant bien levé pour commencer la première montée de la journée : La côte de Vaudagne. Cette côte est en 2 étapes : Tout d'abord la montée sur Servoz puis après 4km de plat, la montée vers la station des Houches. Cela nous fait un total de 17km pour un dénivelé d'environ 500m.

Une partie de la route en forêt est très mauvaise mais globalement cette première montée passe bien. Il faut savoir se ménager car la journée ne fait que commencer et il n'est que 7h30 lorsque j'atteins Les Houches avec 58km au compteur.

Comme je l'avais prévu, alors que nous étions un peu plus de 300 coureurs au départ, les premiers sont déjà loin devant. Mais je fais comme j'avais décidé : Je ne m'affole pas, je garde mon rythme dans les cols et ne tiens pas du compte du rythme des autres. Je me fais bien plus souvent dépasser que ce que je dépasse mais je m'en moque... Le but est d'arriver...

J'arrive tout de même avec un petit groupe dans Chamonix que nous traversons à grande vitesse pour nous diriger vers le 2ème col de la journée : Le col des Montets, c'est environ 8km d'ascension pour environ 400m de dénivelé avec 2 ou 3 km sur des pourcentages de 7%. Bref, c'est un faux-plat montant entre Chamonix et Argentière. A partir de la traversée d'Argentière, la route de redresse jusque dans le dernier km du col.

Le sommet atteint, il ne reste qu'à attaquer une descente de 7km pour basculer en Suisse...

Passage en Suisse...

Je traverse le village de Vallorcine que je connais bien pour y avoir passé 2 semaines de vacances en 2011 lors que mon aventure du Grand Paradis (http://lolovelo91.over-blog.com/tag/Montagne%20:%20Le%20Grand%20Paradis/) puis je franchis la frontière avec La Suisse. Je suis au km 83 et il est 8h30.

Autant durant les semaines qui précédaient l'épreuve, j'étais obsédé par les barrières horaires, autant depuis le départ j e n'y pense pas un instant. Je trace ma route et advienne ce que pourra...

Je me retrouve au pied du 3ème col : Le col de la Forclaz dont je connais la première moitié. C'est un col d'environ 7km sur une belle route.Les pourcentages commencent à faire un peu parler d'eux puisque le pourcentage maxi est aux alentours de 9,5%. La route est très agréable avec une partie forestière et de belles vues sur les montagnes environnantes.

Durant l'ascension, je me fais rejoindre puis dépasser par une connaissance : José L un médecin Suisse que j'ai rencontré lors de mon stage Sport Azur en début d'année. Il vait déjà participé au TMB en 2012 et nous en avions beaucoup parlé durant ce stage d'une semaine. Nous nous étions donné rendez-vous au départ et avions discuté aussi un peu lors du briefing. Là, nous prenons le temps d'échanger un peu sur nos sensations du jour.

José finit par s'envoler et je continue ma route seul comme je l'avais prévu depuis des mois.

J'atteins le sommet du col de la Forclaz en 3h30 de vélo depuis le départ : il est un peu plus de 9h du matin et 93km ont été parcourus...

L'arrivée au sommet du col de La Forclaz (Suisse) sur fond de Mont Blanc...
L'arrivée au sommet du col de La Forclaz (Suisse) sur fond de Mont Blanc...

L'arrivée au sommet du col de La Forclaz (Suisse) sur fond de Mont Blanc...

Martigny et le col de Champex

Pour atteindre la ville de Martigny que j’aperçois dès le début de la descente, il faut peu de temps. Cette descente est un bonheur car ce sont 13,5km sur une route de très bonne qualité. Je la fais prudemment en profitant du paysage.

Les 100 premiers km sont atteints en 3h41 de vélo.

Je traverse la ville de Martigny.

En sortant de la ville, je suis surpris par la route que le fléchage m'indique. C'est comme une route national qui est très fréquentée. Au bout de 3km, les indications me font quitter cette route pour rentrer dans le village de Valettes.

Ce village est situé au pied du col de Champex, la première difficulté majeure du jour. Les chiffres parlent d'eux-même : 10.3km à 8.1% de moyenne.

Je retrouve José au point de ravitaillement se trouvant au pied du col de Champex.

Nous échangeons à nouveau quelques mots et me dit : "Tu as vu l'heure ? il est 9h35, c'est génial, on est plus que largement dans les temps..."

Effectivement, la barrière horaire au pied du col est fixée à 12h30 ou 13h donc nous sommes très largement dans les temps. Mais comme je le disais plus haut, je ne me focalise pas sur ce point et, après avoir avalé un peu de ravitaillement, j'attaque ce col.

Dès le début de la montée, les pourcentages parlent plus de 9% et bien souvent le compteur affiche des valeurs au delà de 10%.

Surtout ne pas s'emporter et monter sur la retenue sans s'énerver... C'est ce que je fais. Au niveau des braquets, j'ai largement ce qu'il faut : Je suis parti avec un pédalier compact 50-34 et la cassette à l'arrière est une 11-28. Le seul soucis sur ce type de cassette c'est que lla répartition des pignons est assez mal faite puisque, pour les gros pignons, je me retrouve avec un 21, 24 et 28. Mais cela passe tout de même en 34-24 et parfois, je passe le 28 afin de ne pas trop forcer et en garder pour la suite...

Le sommet est atteint en un peu plus d'heure. La vue est magnifique avec le lac et toute cette verdure autour...

Je ne m'arrête pas et me lance dans la descente en direction d'Orsières...

Arrivé à Orsières, j'ai parcouru 130km en 5h30. Il est donc aux alentours de 11h du matin.

Physiquement, je suis en bonne forme et pas du tout fatigué.

Le col du Grand Saint Bernard... L'enfer...

Je traverse Orsières et prends la direction du col du Grand Saint Bernard. En quelques chiffres, ce sont 26km de montée avec un dénivelé de 1550m. Le col se situe à près de 2500m d'altitude. C'est le point culminant de ce Tour du Mont Blanc...

Dès le début de la montée je suis gêné par la route. En effet, c'est une route nationale avec une circulation très importante et malgré mon bon état de fraicheur, je n'arrive pas à me mettre dans mon rythme... Le bruit incessant des voitures, camions et autres motos m'empêche d'entrer dans ma bulle comme je le fais habituellement.

Alors je mets de la musique mais j'ai l'impression que je n'avance pas... Ce bruit me gène tellement...

Mais le pire est à venir, j'entre dans un tunnel, interminable... une parti est à peine éclairée et dans une pénombre qui me fait prendre peur d'être percuté par un véhicule ne m'ayant pas vu... Le bruit est pire car tous raisonne et j'ai l'impresion de ne pas pouvoir respirer...

Je pensais être préparé à tout mais à aucun moment je n'avais prévu d'être confronté à une situation comme celle-ci... Je ne suis pas en panique mais je n'y arrive pas... Tout ce monde, toutes ces voitures, tous ces camions et encore ce bruit qui couvre complètement la musique... Ma tête ne pense plus et je n'arrive plus à m'évader comme d'habitude...

Les jambes tournent mais au fur-et-à-mesure que les km s'enchainent dans ce tunnel et sur cette route tellement fréquentée, je ralenti et encore et encore...

20km de route nationale dont 6km de tunnel et j'implose totalement !!!

Et lorsque j'entrevoie le bout de ce tunnel pour les 6 derniers km d'ascension du col, je ne suis même pas satisfait... Alors je décide de m'arrêter quelques minutes pour me restaurer avec ce que j'ai emporté dans mon sac à dos.

Je me dis qu'en faisant ainsi, je vais pouvoir repartir du bon pied d'autant plus que je quitte la route nationale pour ces 6km...

Ma pause dure un peu plus de 10 minutes.

Je reprends mon ascension sans douleur physique mais dans la tête ça devient compliqué... J'essaie de me remobiliser...

Je ferai à nouveau une pause de 6 minutes avant d'atteindre le sommet du col au bout de 2h45 d'ascension... Une éternité !!!

J'arrive au point de contrôle où m'attend un de mes 2 sacs à dos. Cela me permet de laisser quelques affaires et de prendre du ravitaillement supplémentaire.

Les prémices d'un abandon sur la frontière italienne...

J'en profite aussi pour me changer et mettre un maillot propre...

Pourtant j'ai envie d'arrêter là... j'en ai assez... J'aimerais pouvoir parler à quelqu'un mais je n'ai pas envie d'embêter qui que ce soit...

Amis, famille ou facebook... Je m'étais juré de ne rien communiquer durant cette épreuve...

C'est finalement une bien mauvaise option car je me retrouve seul avec moi-même manquant probablement de lucidité...

Auprès de qui puis-je m'accrocher ??? L'organisateur ??? Pourquoi pas !!!

Je vais voir un membre de l'organisation et lui annonce :

"Je m'arrête là..."

Il me regarde fixement et me dit :

"Ça ne va pas ? tu as mal ? tu es fatigué ?"

Moi : "J'en ai assez... Je n'ai plus envie..."

Lui : "Ecoutes... C'est dommage de t'arrêter là. Tu as environ 30km de descente puis tu vas arriver sur Aoste... De là, tu as encore un léger faux-plat montant durant 25km et tu arriveras au prochain ravitaillement à La Salle... Ca vaut peut-être le coup de te remettre en route ???"

Je regarde mon compteur : J'ai 156km en 8h18... et me dis qu'il a certainement raison...

Moi : "Bon... ok... Je me pose un peu ici et je repars..."

Lui : "Et puis, tu auras certainement envie de continuer ensuite... Aller Courage..."

C'est vraiment très très gentil de sa part...

Aoste - La Salle: à nouveau l'enfer...

Après un arrêt de 25 minutes, j'entame la descente vers Aoste... Ma satisfaction du moment est d'avoir atteint l'Italie...

La descente est belle... 30km d'un asphalte probablement récemment refait... 34km de descente en moins de 45 minutes... De superbes paysages et beaucoup de plaisir...

J'arrive sur Aoste et me retrouve à nouveau sur une route très fréquentée... Décidément, je n'avais pas prévu ça... Alors j'essaie à nouveau de m'enfermer dans ma bulle mais entre les ronds-points, les feux rouges et ce trafic encombré d'un Dimanche après-midi, il faut rester vigilent... Alors je rumine... Je cogite... et me lasse...

C'est décidé... Je rejoins La Salle qui doit être dans une vingtaine de km et jetterai l'éponge...

km 212 : Abandon...

Km 212 : Point de ravitaillement de La Salle en Italie...

Je pose mon vélo derrière le point de ravitaillement et enlève mon casque... Cela n'a jamais été bon signe lorsque je fais ce geste... C'est à nouveau le cas....

Je ne veux plus... Mentalement, je ne veux plus... Pourtant physiquement, je suis encore bien et n'ai aucune douleur comme je pouvais le craindre et avais prévu...

Je pensais avoir tout prévu : mauvaise météo, canicule, douleurs, délais... Mais pas ça... Pas le fait que j'allais me retrouver dans la circulation sur une nationale, dans un tunnel de 6km...

Alors je jette l'éponge au bout de 212,5km 5000m de dénivelé et 10h27 de vélo...

J'attends donc longuement que le ravitaillement ferme ces portes et je rentre aux Saisies dans une des voitures balais...

Le retour...

Le retour aux Saisies se fait dans la voiture balai en passant par le tunnel du Mont Blanc, Saint Gervais et Megève.

Arrivé sur place, les premiers ont déjà passé la ligne d'arrivée et je retrouve au fur-et-à-mesure ceux que je connais.

Les 2 Laurent finissent chacun à leur rythme sous des trombes d'eaux car les orages prévus sont arrivés...

Nous passons la soirée avec quelques cyclistes puis rentrons dans l'appartement dormir un peu...

Le Lundi, après quelques achats de produits locaux et un bon repas offert par le cousin de Laurent L. à Megève, nous reprenons la route pour notre région parisienne...

Les discussions tournent autour de mon abandon et des cols que je n'ai pas encore vus : Le Petit Saint Bernard, le Cormet de Roseland et le Col des Saisies par Beaufort...

Les 2 Laurent sont rassurants en me disant que je reviendrai en 2014 boucler cette superbe boucle autour du Mont Blanc... On ne peut pas tout réussir en une saison et ma progression cette saison 2013 est très bonne en termes de résistance et endurance par rapport aux années où je courais en UFOLEP et départemental FFC sur des distances de 75 à 90km. Ils me disent que cet abandon me servira certainement pour les saisons futures...

Ils ont raison : Je reviendrai en 2014 pour terminer ce que je n'ai pas pu finir ce 21 Juillet 2013...

De retour chez Laurent G, nous reprenons chacun notre route et rejoignons notre quotidien avec nos victoires et défaites supplémentaires...

Tant de regrets...

Depuis ce 21 Juillet 2013, je nourris beaucoup de regret car ce qui faisait ma force lorsque j'ai commencé la course m'a trahis : Mon mental...

Je ne peux invoquer aucune excuses aujourd'hui sur cet abandon si ce n'est que je n'ai pas eu la lucidité suffisante pour me poser quelques minutes de plus et tenter de repartir...

Finalement, c'était peut-être une solution de facilité que d'arrêter là...

Pour en avoir parlé avec mon copain Gérard qui sera mon chef d'assistance sur le Raid Provence Extrême 2014, celui-ci m'a dit que j'aurais peut-être dû tenter de contacter quelqu'un pour en parler mais cette fois, je n'ai pas eu la présence d'esprit de le faire...

J'étais prêt physiquement... J'avais clairement le niveau pour terminer cette épreuve dans les temps et j'ai manqué de force mental... Cette expérience me servira pour les prochains défis et on ne m'y reprendra plus !!!

Je m'engage à nouveau sur le Tour du Mont Blanc 2014 !!!

La fatigue... Le repos sur la route du retour...
La fatigue... Le repos sur la route du retour...
La fatigue... Le repos sur la route du retour...

La fatigue... Le repos sur la route du retour...

Le parcours du Tour du Mont Blanc...

Le parcours du Tour du Mont Blanc...

Le profil du Tour du Mont Blanc...

Le profil du Tour du Mont Blanc...

Le maillot de l'épreuve...

Le maillot de l'épreuve...

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Objectif RPE : J - 5 mois

7 Janvier 2014 , Rédigé par Laurent Bruynooghe Publié dans #Vélo : Objectif RPE 2014

A vous tous qui lisez ces aventures sur mon blog, que vous soyez sportifs ou non, quel que soit le niveau auquel vous pratiquez votre sport et vos objectifs, je vous présente tous mes vœux de santé, bonheur et réussite dans ce que vous entreprenez...

Mardi 7 Janvier 2014 : à 5 mois du départ

La nouvelle année est arrivée et nous entrons dans la ligne droite qui va nous mener au Raid Provence Extrême 2014...

La préparation physique et mentale

Sur le mois de Décembre, j'ai alterné vélo et autres activités. En effet, à raison de 2 sorties vélo par semaine le weekend, la semaine est réservée à d'autres activités comme la course à pieds, marche rapide et natation.

J'ai aussi mis de côté toutes ces activités durant une semaine pour partir en montagne et faire du ski et profiter des paysages Haut-Savoyards que j'aime tant.

Il y eut peu de sorties en Décembre mais des sorties entre 75 et 100km.

L'objectif de Janvier est de commencer à faire un peu de volume en partant sur quelques sorties de 5h et y associer la reprise de certains fondamentaux sur home trainer comme le travail de la position et du pédalage.

Je vais aussi continuer de nager un peu et reprendre un peu de course à pieds.

Les fêtes de fin d'année m'ont fait prendre quelques kg. Mon objectif du mois de Janvier est donc aussi de m'en débarrasser sans faire non plus n'importe quoi.
Je sais que certains de mes kg superflus disparaissent "naturellement" lorsque je reprends le rythme normal de mes activités sportives. 77kg sur la balance cette semaine, cela fait trop de toute façon car je me sens lourd. Je sais que je suis bien aux alentours de 71 ou 72kg mais j'atteins ce poids en général au meilleur de la saison.

Sur le plan du mental, tout est excellent. Je suis bien mieux que l'année passée à la même période alors que je m'étais engagé au Tour du Mont Blanc. Je me mettais une grosse pression sur ce TMB 2013 alors que pour cette saison et avec un objectif bien plus important, je suis bien dans ma tête sans aucun stress.
Je pense que c'est dû au fait que j'aurai une assistance. Si je ne suis pas bien moralement, mon assistance sera là pour me remotiver et me faire repartir.

La préparation de l'assistance technique et logistique

Avec Gérard, mon chef d'assistance, nous avons commencé à aborder certains points. Nous ne devons rien improviser. Nous avons donc prévu de faire un test en conditions dans les semaines qui précèderont le départ pour le RPE avec une longue sortie dont une partie se fera de nuit.

Je pense que je simulerai une série de besoins comme changer de roue, de vêtement ou encore besoin en ravitaillement afin de s'habituer à ces conditions.

Pour ce qui est du reste, nous n'avons pas tout bouclé encore mais pas mal de choses se précisent sur le plan du matériel à emporter et la façon dont nous allons les ranger dans le véhicule.

La grande question du moment est : Quel véhicule prendre ? Est-ce que je vais prendre ma voiture pour l'assistance ou un véhicule de location du type Kangoo ou encore Traffic ?

Je me suis fixé comme objectif d'avoir réglé tout ça fin Mars car, ensuite, je serai trop pris par les heures de vélo.

Le bilan à 5 mois du départ

Je ne suis pas du tout au point physiquement mais cela s'explique puisque la préparation est tout juste entamée.

Sur le plan de l'assistance, il en est de même mais nous continuons nos différentes réflexions avec Gérard.

Moralement, aussi bien Gérard que moi sommes dans le trip. Je crois qu'il n'y a pas une journée sans que quelqu'un ou quelque chose nous fasse penser au RPE.
Mais nous y pensons de façon positive et sans aucune contrainte. Ce qui fait qu'il n'y a pas de fatigue mentale autour de ces pensées.

Rendez-vous le mois prochain...

Quelques photos de ma semaine passée en montagne à la station des Contamines où la vue sur le Mont Blanc est suprebe...
Quelques photos de ma semaine passée en montagne à la station des Contamines où la vue sur le Mont Blanc est suprebe...
Quelques photos de ma semaine passée en montagne à la station des Contamines où la vue sur le Mont Blanc est suprebe...
Quelques photos de ma semaine passée en montagne à la station des Contamines où la vue sur le Mont Blanc est suprebe...
Quelques photos de ma semaine passée en montagne à la station des Contamines où la vue sur le Mont Blanc est suprebe...
Quelques photos de ma semaine passée en montagne à la station des Contamines où la vue sur le Mont Blanc est suprebe...
Quelques photos de ma semaine passée en montagne à la station des Contamines où la vue sur le Mont Blanc est suprebe...
Quelques photos de ma semaine passée en montagne à la station des Contamines où la vue sur le Mont Blanc est suprebe...
Quelques photos de ma semaine passée en montagne à la station des Contamines où la vue sur le Mont Blanc est suprebe...
Quelques photos de ma semaine passée en montagne à la station des Contamines où la vue sur le Mont Blanc est suprebe...
Quelques photos de ma semaine passée en montagne à la station des Contamines où la vue sur le Mont Blanc est suprebe...
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Quelques photos de ma semaine passée en montagne à la station des Contamines où la vue sur le Mont Blanc est suprebe...

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